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SOMMAIRE

Atmospheres et phénomènes météorologiques

Histoire de la meteorologie

Instruments et methodes

Meteorologie appliquée

Notions de base

Prévision météorologique

NOTIONS DE BASE

Prise de vue

La météorologie est la science de l'atmosphère. Elle étudie les processus thermodynamiques et mécaniques qui en déterminent l'évolution. Son but est de comprendre les phénomènes qui se déroulent au sein de l'atmosphère terrestre. Elle doit archiver et conserver la mémoire des phénomènes météorologiques qui s'y déroulent, c'est la climatologie. Elle doit être capable de décrire à tout moment le temps qu'il fait, c'est l'observation. Elle doit aussi prévoir l'évolution des phénomènes météorologiques, c'est la prévision.

La météorologie observe et étudie essentiellement les phénomènes atmosphériques qui se déroulent dans les trente premiers kilomètres de l'atmosphère. En effet, celle-ci est constituée par une enveloppe gazeuse qui entoure la Terre et dont l'épaisseur n'est pas nettement définie. Les neuf dixièmes de sa masse se situent dans la partie la plus basse, en dessous de 16 kilomètres, la troposphère. Cette couche atmosphérique est surmontée, jusqu'à 30 kilomètres d'altitude environ, par la stratosphère. Ces deux couches superposées représentent à elles seules 99 % de la masse atmosphérique. Si l'on représente la Terre par une masse sphérique de la taille d'une orange, l'atmosphère est décrite par une mince pellicule dont l'épaisseur est comparable à celle d'un papier à cigarette. Et, c'est à l'intérieur de cette pellicule infime que se déroulent les phénomènes atmosphériques qui conditionnent largement notre existence.

Les premiers pas de la météorologie

Très tôt, les hommes comprirent que leur destin était intimement lié à celui de notre atmosphère. Très vite, les plus audacieux d'entre eux essayèrent de démêler l'enchevêtrement inextricable des phénomènes météorologiques. Ces premières tentatives furent rarement couronnées de succès et valurent le plus souvent de sérieux déboires à leurs auteurs.

Les plus anciens textes écrits apportent d'irréfutables témoignages. Des tablettes de terre cuite font état des règles climatiques utilisées par les Babyloniens. Sur l'une d'elles est gravé : « Quand le soleil est entouré d'un halo, la pluie va tomber. Quand un nuage obscurcit le ciel, le vent va souffler ». Embryon de l'astrométéorologie, il s'agit là d'un système très complexe censé définir les règles du temps à l'aide d'un grand nombre d'observations et de déductions. Les Chinois disposèrent sans aucun doute des premières observations météorologiques régulières. Réalisées sous la dynastie Shang, vers 1300 avant J.-C., elles décrivent l'aspect du ciel, les hauteurs de neige et les caractéristiques du vent pour dix jours consécutifs.

Dans toutes les religions de l'Antiquité, les phénomènes atmosphériques sont sous la dépendance des dieux. Zeus chez les Grecs comme Jupiter chez les Romains, Indra chez les Hindous, Thor chez les Germains, dieux célestes par excellence, gouvernent l'orage, l'ouragan et la foudre.

L'œuvre remarquable des grands savants de L'Antiquité

Dans l'Antiquité, la « météorologie » avait un sens beaucoup plus large que de nos jours. Elle comprenait des disciplines aussi diverses que l'astronomie, la géographie, la sismologie et la physique du globe en général. Les grands savants de l'Antiquité portèrent une réelle attention aux phénomènes atmosphériques. Thalès (625-547 av. J.-C. env.) attribuait la crue du Nil au changement de direction du vent. Anaximandre (610-546 av. J.-C. environ) pensait avec justesse que le vent était un « flux d'air ». Le médecin grec Hippocrate (460-377 av. J.-C. env.) préconisa l'étude des variations atmosphériques et de leurs influences sur l'homme. La plupart d'entre eux furent les premiers à essayer d'expliquer le déroulement des phénomènes météorologiques par des méthodes scientifiques et crurent pouvoir mettre en évidence l'action de la Lune sur notre atmosphère. Chez les Grecs toujours, Aristote (384-322 av. J.-C.) est considéré comme le premier auteur connu d'un traité de météorologie. Ses Météorologiques font de lui le fondateur de la discipline. Il y exprime sa vision du monde et assure que la planète est constituée de quatre éléments : le feu, l'air, l'eau et la terre. La plupart des phénomènes atmosphériques y sont étudiés : les nuages, la pluie, la rosée, la neige, les orages et les phénomènes optiques tels que les arcs-en-ciel ou les halos. Avec perspicacité, il donne l'explication de certains d'entre eux tels que le cycle de l'eau, le vent ou la grêle. L'œuvre d'Aristote fut complétée par Le Traité des vents de Théophraste (372-287 av. J.-C.), travail remarquable qui fit autorité en météorologie pendant près de vingt siècles.

La pratique de la météorologie consistait à prévoir le temps en s'aidant des signes naturels. Plusieurs ouvrages comportant le recueil des signes qui étaient alors utilisés sont parvenus jusqu'à nous. Parmi les plus connus d'entre eux figurent ceux du Grec Aratos (315-245 av. J.-C.) et des Romains Varron (116-27 av. J.-C.) et Pline l'Ancien (23-79 apr. J.-C.). Presque tous, après Aratos, soulignent l'action de la Lune sur notre atmosphère. « La Lune rouge, assure Pline, présage le vent, la Lune noire présage la pluie. » Et Virgile : « Si tu es attentif au cours régulier de la Lune, jamais tu ne seras trompé sur le temps du lendemain ». Les Latins s'intéressèrent à l'influence du temps sur les animaux. Dans les Géorgiques, Virgile affirme encore : « Jamais, l'orage n'a surpris les laboureurs à l'improviste : en le voyant s'élever du sein des vallées, les grues s'enfuient à travers les nues ; ou la génisse, les yeux levés vers le ciel, hume l'air par ses larges naseaux ; ou l'hirondelle voltige en criant autour des lacs et les grenouilles, du fond des marais, chantent leur éternelle plainte. »



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