160 cadrans solaires ont été répertoriés dans le département. Les cadrans verticaux et horizontaux ont pour point commun une surface plane sur laquelle sont tracées les lignes horaires. Les lignes convergent vers le centre du cadre où est scellé le style, cette tige métallique dont l’ombre indique l’heure. Ces cadrans sont accrochés aux murs des églises, des abbayes, des maisons ou donnent une touche particulière aux jardins. Les cadrans solaires apparaissent sur les églises pour indiquer le temps des offices. Ce sont des cadrans verticaux composés de secteurs inscrits dans un cercle, avec un trou central dans lequel était fixé une tige en bois ou en métal, perpendiculaire à la surface. Ces cadrans dits canoniaux indiquaient des heures inégales. Il faudra attendre la fin du XIIIème et le début du XIVème pour voir apparaître des cadrans dont la tige métallique (le style) sera oblique sur la surface. Certains sont aisément visibles : les cadrans solaires du square Robert Triger, du Jardin d’horticulture offert en 1912 par Amédée Bollée, de l’église de Parigné l’Évêque…Grâce aux actions de l’association pour la mise en valeur du Petit Patrimoine Sarthois, 12 cadrans solaires ont pu être restaurés, comme celui du Prieuré de Vivoin ou celui de l’abbaye de l’Épau.