L'Église dit que Jésus est LE fils unique de Dieu, sans en comprendre la portée. Que Jésus soit né d'une vierge ne suffit pas comme explication.

Un peu d'histoire. Sa grand-mère Anne, veuve, devint enceinte de Marie, après la mort de son époux. Fille d'Anne, Marie fut conçue par l'opération du Saint Esprit, dit-on. Quatorze ans plus tard - d'après mes rêves -, elle-même reçut une visite divine, dit-on. On nous a dit que cet événement se nommait «l'immaculée conception». Jésus était le seul enfant mâle, jusqu'à son époque, à naître d'une vierge, conçue immaculée.

Mais cela n'explique pas le phénomène. Voici donc l'explication. La parténogenèse est un phénomène naturel. Les scientifiques savent que seules des filles naissent normalement de cette manière. Or, Marie a mis au monde un garçon.

C'est pour cette raison que Jésus est considéré, par les exégètes et les théologiens, comme étant le fils unique de Dieu. Ce qui ne veut absolument pas dire qu'Il est le seul fils de Dieu. C'est sa conception seule qui était unique à cette époque.

Parlons un peu du «petit catéchisme» que ceux et celles qui ont plus de 60 ans ont étudié dans leur jeunesse.

Première question : Où est Dieu? Réponse : Dieu est partout.
Deuxième question : Pourquoi ne peut-on Le voir? Réponse : Dieu est un pur Esprit. Il ne peut être vu par les yeux du corps.

Les prêtres qui ont écrit le Petit Catéchisme ont oublié, depuis belle lurette, plus d'une notion. Tout d'abord, puisque Dieu est partout, Il est dans la nature, n'est-ce pas? IL est dans l'eau, les nuages, la terre, les arbres, les gens aussi, non? Et dans les choses que les gens construisent!

Les prêtres ont aussi oublié ce que Melchisédek, Jeshua et Jésus ont dit : «Vous êtes des dieux. Vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme un prince quelconque... » selon la phraséologie employée dans le psaume.

Quant à la fabrication de l'être humain par Dieu, IL a fait l'homme - mâle et femelle - à Son image et à Sa ressemblance. IL l'a donc créé esprit - à son image et ressemblance -, puisque Dieu est Esprit.

Selon ces paramètres, nous pouvons voir Dieu dans la nature, dans l'eau, les nuages, la terre, les arbres, les gens aussi et ce que les gens construisent, Dieu étant partout. De plus, nous pouvons voir Dieu de manière tout à fait spéciale, selon Son désir. Nous pouvons Le voir dans toute Sa beauté, Sa vibration, Son amour.

Il n'est pas nécessaire d'être un catholique, ni un saint, pour voir Dieu. Certains auteurs rapportent que Confucius a révélé avoir vu Dieu. Monique Gaudry m'a un jour raconté son expérience de Dieu. Elle L'a vu pendant toute une journée. Même moi, je l'ai vu! Il était, pour moi, vibrations extraordinaires, expérience presque impossible à décrire.

Le corps étant l'apparence physique de l'âme, les yeux de l'esprit ou les yeux de l'âme, c'est la même chose. Avec ces yeux-là, nous pouvons voir Dieu.

Parlons d'Eucharistie.

Le pain et le vin se transforment en corps et sang de Jésus. Ce phénomène est appelé la transsubstantiation. L'Église, ignorante est-elle des valeurs symboliques et spirituelles, s'est trompée dans son interprétation.

J'ai entendu, un jour lointain de mon enfance, une professeure dire que quelqu'un, pour voir si cette histoire de chair et de sang de Jésus était vraie, avait pris une hostie et y avait planté un couteau. Selon l'histoire, du sang en était sorti, comme s'il s'agissait d'une plaie véritable.

Après cette histoire, nous sommes tous allés nous confesser avant de communier. Pauvres petites personnes peureuses que nous étions devenues. L'Église nous a bien eus, elle qui n'a vraiment rien compris à la Dernière Scène.

Jésus disait de «faire ceci en mémoire du Lui... manger sa chair, boire son sang... » Les détracteurs de l'Église catholique ont dit que les prêtres et leurs ouailles étaient des cannibales. Nous avons cru, à cause des interprétations erronnées de l'Église, que nous mangions et buvions la chair et le sang de Jésus. Mais ce que l'Église a transformé en sacrement n'était qu'une parabole, une image.

Jésus disait, en réalité, de faire ce qu'Il avait fait. Cela consistait à suivre Sa trace, Son chemin, soit la Voie qui est celle des rêves par lesquels nous découvrons la Vérité et la Vie. Manger sa chair et boire son sang signifiaient se nourrir à la source, soit acquérir les connaissances, grâce aux rêves.

Nous croyons tous savoir sur Lucifer, Belzébuth, Satan, le diable et les démons. Des millions de gens pensent qu'ils sont nés de l'imagerie populaire et de la symbolique biblique. Au début, il y aurait eu un serpent qui a amené Ève à croquer une pomme qui, en fait, représentait la connaissance du bien et du mal. On a associé ce serpent au diable, le tentateur. De là, on lui a donné un nom : Satan et on lui a imaginé des cormes, un veston rouge, des sabots en guise de pieds et une queue pointue. Belzébuth, nom employé dans «l'Évangile de la Paix» de Jean - évangile apocryphe -, n'est pas considéré dans la littérature comme un ange, mais comme un démon.

Dans la réalité, Lucifer, dont le nom signifie «Porteur de Lumière» est celui qui, le premier, a commis la première erreur [ Saint Thomas d'Aquin confirme ce fait ] et non l'homme, comme un milliard de personnes le croient. Voici le comment du pourquoi : Avant le combat des anges, Lucifer faisait partie de la communauté que nous appelons Dieu. «Un jour», par orgueil, il a voulu subjuguer un esprit parfaitement pur, du nom d'Amilius-Gabriel. Michel s'est aussitôt levé contre cette tentative de corruption et a dit non. Il ne laisserait pas faire cet acte monstrueux. Les anges-esprits se sont tous rangés en deux camps, celui de Lucifer et celui de Michel. Nous avons connu là le combat des anges, combat au cours duquel Lucifer et ses amis ont perdu. Ces «anges déchus» comme nous les appelons, furent exilés sur la terre que nous connaissons si bien.

Ainsi, Lucifer est arrivé sur terre. Avec lui, ses amis, battus. Contrairement aux autres anges, Lucifer ne s'est jamais incarné dans la matière. Ici sur terre, il influence les actions des uns et des autres. Lorsque nous acceptons les influences néfastes de Lucifer, nous devenons comme lui. Nous sommes notre propre Satan, nous l'incarnons.

Lorsque Jésus, s'adressant à un homme, demande à Satan de se retirer, Il parle à deux êtres distincts. D'abord à l'homme, pour qu'il cesse de donner du pouvoir aux influences néfastes qui infestent sa vie. Jésus peut aussi s'adresser à un Satan qui se serait installé dans l'homme. Nous connaissons cela comme étant de la possession. Dans ce cas, le Satan est un semblant d'esprit malsain qui a entièrement été fabriqué par la personne qui se croit possédée.

Quant aux démons vivant en nous, nous les y avons invités. Il s'agit des fautes et des erreurs que nous commettons.

Ce principe est clairement énoncé dans ces mots de Jean, tirés de son Évangile de la Paix : «(...) si le fils de l'homme reconnaît ses erreurs (...) et y renonce (...) il se libère des griffes de Satan et résiste à ses tentations, alors la Mère, la Terre, recevra à nouveau son fils qui s'était égaré dans l'erreur (...)

Ne croyez surtout pas que nous subissions ces choses. Oh que non! Nous les vivons, parce que nous les choisissons. C'est à nous qu'appartient le travail de renoncement. Une force extérieure ne peut pas nous libérer. C'est à nous de dire non si nous voulons un jour nous libérer du mal et de la bêtise.

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