Autour de LUI, siègent les six Seigneurs des cycles : trois, quatre, cinq, six, sept et huit. Eux aussi sont libres des contingences de l'espace et du temps. Chacun a sa mission et son pouvoir pour diriger et aider la destinée des hommes. Ils ne sont pas de ce monde et pourtant ils sont les frères des hommes. Ils surveillent la progression de la lumière parmi les hommes et les soutiennent avec leur sagesse.

Les six Seigneurs des cycles ne se réincarneraient jamais?

[Lis avec l'esprit, Marisa, tu comprendras beaucoup mieux. LUI est ton esprit/Dieu ; il est ton seigneur. Les six autres seigneurs sont ceux de tes chakras. ]

Durant mon périple au cœur de l'Amenti je fus conduit par le Gardien qui était UN avec le grand Un. Une voix profonde qui sortait de l'infini me dit :

"Te voici devant moi THOTH, celui qui parmi les enfants des hommes détiens le grand Art. Tu es Maître de la vie libéré dans les Chambres de l'Amenti. Tu es celui qui ne connaît pas la mort à moins de le vouloir, celui qui boit à la source de la vie jusqu'à la fin de l'éternité. Tu es CELUI QUI TIENS LA MORT AU BOUT DE SES MAINS.

Donc, Jésus savait en tant que Christ qu'il avait vaincu la mort en tant que Thoth. Alors pourquoi devait-il mourir en tant qu'homme pour ressusciter le troisième jour?

[Ce n'est pas cela, Marisa. Thoth, qui sera plus tard Jésus, est encore un être manifesté ayant un corps. Il ne meurt pas parce qu'il n'a pas besoin de mourir, n'étant pas encore de la chair. Sa mission commence à peine, en ces temps reculés. La Roue de Samsara n'a pas encore commencé à tourner pour lui. Elle ne le fera que lorsqu'il naîtra dans la chair (sous les traits de Joseph, le 11e fils de Jacob et de Rachel). ]

Soleil des hommes, tu te régénères dans les Chambres de l'Amenti où tu vas et tu viens selon ton désir.

[Seul un être manifesté pour faire cela. Comme Melchisedek. On dit de lui qu'il n'avait ni père ni mère. N'ayant pas de parents, au sens où nous l'entendons, il se manifestait et disparaissait à volonté.]

Tu reprends vie dans la forme que tu désires, Ô fils de la lumière parmi les hommes. Tu choisis le travail qui te conviens et tu poursuis ton oeuvre sans relâche sur le sentier de la lumière où tes pas te mènent toujours plus en avant vers la montagne de la lumière. Cette montagne qui devient toujours plus haute à mesure que tu t'en approches tout comme le but devient plus grand à mesure que tu progresses.

La montagne serait le symbole de Dieu.

[Oui, Marisa, comme dans les rêves.]

Sans cesse tu t'approches de l'infini sagesse qui se cache dans le but. Ton passage dans les Chambres de l'Amenti te rend libre de marcher main dans la main avec les Seigneurs de ce monde et avec tous ceux qui apportent la lumière aux enfants des hommes."

C'est alors qu'un des Maîtres se leva de son trône et me guida à travers les Chambres des terres profondes et secrètes de l'Amenti pour me dévoiler des mystères inconnus de l'homme. Il me conduisit dans le passage obscur jusqu'à la Chambre ou siège la Mort noire. Cette grande Chambre était vaste et, bien que dans l'obscurité absolue, elle était remplie d'une forme de lumière immanente.

C'est quoi la Mort noire?

[La mort dans l'inconscience de ta divinité. Même là, la lumière vit, elle qui est le but à atteindre.]

Devant moi se dressait un grand trône d'obscurité sur lequel siégeait une figure voilée. Elle était plus noire que noire, d'une noirceur qui n'était pas celle de la nuit. Le Maître s'arrêta devant elle et de la voix qui donne la vie, il dit :

"Ô Maître de l'obscurité, berger qui montre la voie d'une vie à l'autre, JE TE PRÉSENTE UN SOLEIL DU MATIN.

Le Maître de l'obscurité serait le Maître du Karma ?

[Il n'y a pas de maître du karma. Le karma est un principe cyclique par lequel toute âme incarnée passera, jusqu'à la complétion des tâches qu'elle a choisies d'accomplir. Rappelles-toi, Marisa, tout est images symboliques, dans TOUS les textes sacrés. Le maître de l'obscurité est l'ignorance. Mais, tu me demanderas peut-être, comment l'ignorance peut-elle être "berger qui montre la voie d'une vie à l'autre" ? Comme ça, Marisa : chaque fois que tu meurs, tu meurs ignorante. Oh ! Tu auras appris certaines choses, c'est certain, mais tu seras quand même morte. Et tu prépares une nouvelle vie. Il devient donc clair que le maître de l'obscurité devienne le berger qui te conduit d'une vie à l'autre. Jusqu'à ce que tu saches. Alors, quand tu sauras, tu feras tout pour vivre. Tu sortiras de l'ignorance. Tu deviendras lumière. Tu vaincras la mort. ]

Ne plonges pas sa lumière dans l'obscurité. Rends-le invulnérable au pouvoir de la nuit. Reconnais-le et acceptes-le comme un de nos frères qui se sont élevés de l'obscurité à la lumière. Laisses sa lumière s'épanouir librement dans la nuit, libères sa flamme de la servitude".

À ces mots, la forme obscure étendit la main d'où s'éleva une flamme claire et brillante qui repoussa le rideau de l'obscurité et qui éclaira la Chambre.

[L'ignorance n'avait pas d'emprise sur Thoth. Seule la lumière pouvait tenir devant la connaissance, parce que Thoth savait.]

Tout l'espace s'embrasa comme si l'obscurité elle-même était le combustible qui alimentait le feu. Des myriades de fleurs de feu éclataient en gerbes pour allumer encore plus d'étincelles qui se répandaient dans la nuit en projetant une lumière diffuse.

Entourée d'un voile d'obscurité qui lui servait de combustible éternel, ces étoiles de lumière brillaient sans qu'il soit possible de rassasier leur soif d'éclairer. Allant et venant comme des lucioles au printemps, elles remplissaient l'espace de Lumière et de Vie.

C'est alors qu'une voix puissante et solennelle se fit à nouveau entendre :

"Voici les lumières que sont les âmes des hommes, elles grandissent et décroissent à jamais, toujours vivantes dans le changement de la vie et de la mort.

Lorsqu'elles ont monté en fleur et atteint le zénith de leur croissance je projette le voile de l'obscurité qui va les transmuer en de nouvelles formes de vie. C'est ainsi qu'elles iront d'une époque à l'autre, sans cesse en croissance, d'une flamme à l'autre, pour illuminer l'obscurité avec un plus grand pouvoir, rassasiées et en même temps non rassasiées par le voile de la nuit.

La roue des renaissances ?

[La ronde des naissances, oui, Marisa.]

C'est ainsi que l'âme de l'homme se déploie sans cesse en grandissant, rassasiée et pourtant non rassasiée par l'obscurité de la nuit.

Moi, la Mort, je viens et pourtant je suis éphémère puisque la Vie éternelle existe partout. Sur le chemin éternel je ne suis qu'un obstacle qui est vite conquis pour la lumière infinie. Je suis le combustible du feu éternel.

Éveilles-toi, Ô flamme qui brûle sans cesse à l'intérieur et qui conquiert le voile de la nuit".

C'est alors que toutes les flammes réunies éclatèrent et fusionnèrent jusqu'à ce qu'il ne reste rien d'autre que de la lumière solide. Alors la voix du maître se fit à nouveau entendre :

"Regardes ton âme comme elle grandit dans la lumière ; libérée à jamais du Seigneur de la nuit".

Il me guida à travers de grands espaces pour découvrir les mystères des Enfants de la Lumière ; mystères que l'homme peut connaître s'il devient lui-même un Soleil de lumière. Au retour il me guida vers la Chambre de lumière pour me prosterner devant les grands Maîtres, les Seigneurs des cycles de l'au-delà. Avec une voix très puissante il ajouta :

"Maintenant que tu es devenu libre de la Chambre de l'Amenti, choisi quel travail tu veux accomplir parmi les enfants des hommes."

Je lui répondis :

"Ô, grand Maître, laisses-moi devenir un enseignant des hommes, afin de les guider à l'aller et au retour ; jusqu'au moment où ils deviendront à leur tour des lumières parmi les hommes en se libérant du voile de la nuit qui les entoure, rayonnants comme la lumière qui doit briller parmi les hommes. La voix répondit :

"Qu'il en soit ainsi. Tu es maître de ta destinée ; libre de prendre ou de rejeter selon ton vouloir. Empares-toi du sceptre du pouvoir et de la sagesse. Brille comme une lumière éclatante parmi les enfants des hommes."

Et ainsi, le Gardien me ramena en haut pour vivre comme SOLEIL DE LUMIÈRE, FEU PARMI LES HOMMES, afin de leur enseigner ma voie et de leur apprendre un peu de ma sagesse.



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