Analyse d'un verset de la Bible

Bonjour à tous,

Le premier verset, Jean 1, 18,

Il s'écrit en grec : Théon oudeis eôraken pôpote monogénes Théos ho ôn eis ton koplov tou patros ekeinos exęguęsato.

Littéralement, cela donne en français : Dieu (Théon à l'accusatif) ne pas être (oudeis) maintenu et garder dans la vue de personne, (eôraken : le verbe voir au parfait) unique celui qui est né de (monogénes /monos+guénos=unique + être né engendré au génitif) Dieu (au nominatif) le (nom.) étant (ôn : participe présent du verbe être, au nominatif) vers (eis + acc.) le sein (génitif) le père (gen.) celui-là (nom.) il a commencé au-dehors du connaissable, à connaître d'une connaissance dont on ne finit jamais de connaître.

Littéralement prise 2 : Aucun homme n'a jamais vu Dieu de manière à Le maintenir éternellement dans son regard ; en étant né de l'unique, le Dieu se rend présent; vers le sein du père, il connaît de manière à ce que sa vue se rende au-delà du connaissable pour y ramener du connaissable. Lorsque sa vue sétend jusqu'au delà du connaissable, la vue se rend vers le sein du père. Le sein du père est la source de connaissance situé au-delà de tout le connaissable. La connaissance de la source est ce dont on peut connaître des choses, sans jamais finir de connaître.

Traduction de la bible de Tob : Personne n'a jamais vu Dieu; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé.

Vous rendez-vous compte que les traductions de vos bibles sont complètement ridicules à comparer à toute la richesse que la langue grecque des évangiles contient ?

La traduction de la Tob ne dit à peu près rien de substantiel sur le sens profond de tous les mots que Saint-Jean a écrit.

«Le Fils Unique de Dieu» : mon oeil ! Le grec dit plutôt : celui qui est né de la source unique !

Le mot grec est "monogénes". Ce mot ne signifie PAS «Fils unique de Dieu » !

Le mot se décompose en deux : monos = unique, seul, guénes =  être né... Le grec dit : "génes", en raison de la terminaison en "es" du mot "être né", le mot est au génitif. Le génitif signifie que ce que le mot qualifie est «de quelque chose ». De quoi ? De l'unique, du seul, de la source.

Ce n'est donc pas : être le fils unique né de la source, mais être né de la source unique.

Une erreur que les traducteurs n'hésitent pas à commettre, simplement parce qu'au début de la tradition chrétienne, quelques traducteurs maladroits ont mal interprété ce mot. Et aujourd'hui, les exégètes tiennent mordicus à l'expression «fils unique de dieu » alors que c'est «fils de l'unique source», simplement par respect pour la tradition...

D'ailleurs, l'impact de ce changement dans la traduction détruirait la théologie chrétienne qui, en raison de ce passage, pense que seul Jésus a la nature divine, que lui seul est né du Père, donc vrai fils de Dieu, alors que nous, nous sommes des fils de Dieu adoptifs. Il en découle un tas de conséquences destructrices pour la théologie.

@+ Simon

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