Dans son livre : "l'histoire
du
jiu-jitsu", R. Maroteaux a développé sa conception
des bases fondamentales des arts
martiaux :
la stabilité, les postures droites, la respiration et la
concentration.
Au Goshindo, la concentration
s'établit d'elle-même :
on est forcément concentré quand on sait qu'un
coup de poing va arriver.
Mais au Qi Gong (exercices
énergétiques de santé, prononciation : tchi kong) et au taiji quan (la boxe des ombres),
où l'effort est porté sur la relaxation du corps
et la détente de l'esprit, la chose est moins évidente.
La respiration, aussi, est d'une
importance capitale : pour mobiliser l'énergie, il faut respirer correctement.
Par exemple, en respiration dynamique, on inspire par le nez,
en sortant le ventre, puis on expire par la bouche, en rentrant le
ventre,
pour qu'à l'inspiration suivante, l'air remplisse d'abord le
bas des poumons.
L'énergie
nourricière provient de l'air et de l'alimentation, donc pour renforcer la vitalité,
on commence par respirer dans les règles de l'art.
L'énergie et la
respiration sont liées :
une respiration courte et saccadée empêche
l'énergie de circuler librement dans le corps,
autant qu'elle interdit toute
mobilisation.
Mais pour qu'elle puisse circuler librement dans le corps, il faut aussi que les postures soient droites.
Par exemple, en poussant un adversaire,
la tête, la colonne vertébrale, le bassin et la
jambe arrière se situent sur une seule ligne :
la posture est parfaitement droite, sans pour autant être verticale.
D'autre part, on insiste beaucoup sur la
stabilité, au Qi
Gong.
Pratiquer correctement la respiration abdominale et les postures droites sont une chose,
mais si le corps est flottant, aucun enchaînement n'apportera les résultats
escomptés.
On cherche toujours à s'enraciner dans le sol, à l'instar de l'arbre qui adhère à la
terre, par ses racines.
" Le pratiquant puise l'énergie de la terre avec ses pieds, et il appelle l'énergie du ciel avec ses mains" ( R.
Maroteaux )
Les 4 piliers du temple de Mars sont
aussi les 4 piliers des arts de santé.
Qu'on pratique un art martial ou un art
de santé,
nous allons tous à la même source pour puiser
l'eau.